Tous les numéros
- No. 1 | Avancer à contre-courant
- No. 2 | Héritages migratoires et traumatismes
- No. 03 | Nommer les différences sans discriminer
- No. 04 | Trajectoires des travailleurs immigrés victimes d’accidents du travail
- No. 5 | Contribution des trajectoires de soins à l’intégration des personnes réfugiées
- No. 6 | Migration, pandémie et les anges gardiens
Contribution des trajectoires de soins à l’intégration des personnes réfugiées
Par :
- Catherine Montgomery
- Alexia Pilon Diabaté
- Marie-Jeanne Blain
- Émilie Tremblay
- Marie-Emmanuelle Laquerre
Résumé
Pendant des siècles, les personnes immigrantes ont souvent été injustement pointées du doigt comme responsables de la propagation des maladies. Mais lors de la pandémie de Covid-19, un tout autre discours est apparu au Québec : celui des travailleurs migrants comme « anges gardiens ». Ces hommes et ces femmes, souvent préposés aux bénéficiaires (PAB) dans nos résidences pour aînés et nos hôpitaux, ont joué un rôle crucial en première ligne de la crise sanitaire, au péril de leur propre santé.
Pourtant, derrière cette reconnaissance publique se cachent des tensions importantes. Le programme gouvernemental des anges gardiens, censé régulariser le statut de ces travailleurs, s’est révélé limité, bureaucratique et inaccessible pour beaucoup. Cette étude montre que la valorisation de ces travailleurs essentiels est restée largement conditionnelle et temporaire : reconnus le temps d’une crise, ils continuent de faire face à des conditions de travail précaires, à la non-reconnaissance de leurs diplômes étrangers et à des inégalités structurelles bien ancrées dans le système de santé québécois.
