Travailler en agriculture et apprendre le français
À propos de cette synthèse
Des centaines de travailleuses et travailleurs migrants agricoles arrivent chaque année au Québec sans parler français. Hors des champs, la barrière est constante : chez le médecin, à l'épicerie, dans les démarches administratives. Le projet « Divertirse en français » du RATTMAQ a tenté quelque chose de simple — des ateliers d'apprentissage du français à l'Île-d'Orléans, animés par des bénévoles francophones. Cette recherche a voulu savoir si ça fonctionnait vraiment.
Résultat : oui, mais pas seulement de la façon attendue. Les progrès en français sont souvent modestes. Ce qui se développe davantage, c'est la socialisation — des liens avec des résidents de l'île, avec des travailleurs d'autres fermes, parfois des amitiés qui durent au-delà de la saison. Et du côté des bénévoles, quelque chose change aussi : leur regard sur ceux qui nourrissent la région.
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