Invisibles mais essentiels : que font vraiment les organismes monoethniques?

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Zoom RQ3i · No. 05 · 2026

Invisibles mais essentiels : que font vraiment les organismes monoethniques?

Catherine Montgomery , Université de Montréal

À propos de ce Zoom

Au Québec, des centaines d'organismes communautaires soutiennent des immigrants depuis le 19e siècle. Peu financés, peu connus des institutions, souvent absents des cadres de concertation : ils existent pourtant, et font beaucoup avec très peu.

Dans cette capsule de Zoom sur les 3i, Catherine Montgomery, professeure au Département de communication sociale et publique de l'UQAM et directrice de l'équipe METISS, et Joao Paulo Rossini Teixeira Coelho, doctorant à l'UQAM et agent de programme à PROMIS, présentent leur recherche sur la valorisation des pratiques d'action communautaire dans les organismes dédiés à des communautés d'immigration spécifiques.

Leurs travaux documentent une réalité méconnue : depuis les années 1980, les critères d'accès au financement gouvernemental ont progressivement exclu ces organismes dits « monoethniques », qui ont pourtant continué à fonctionner, sans ressources, portés par les communautés elles-mêmes. La recherche, initiée en 2017 par PROMIS en partenariat avec le Service aux collectivités de l'UQAM, vise à rendre visibles ces pratiques et à construire une communauté de pratique entre ces organismes longtemps laissés à eux-mêmes.

Un projet qui rappelle que certains maillons essentiels du système d'intégration opèrent dans l'ombre, faute de reconnaissance institutionnelle.